
Le professeur titulaire de physique Denis Rancourt a été
limogé en 2009 sous prétexte d’avoir attribué des notes frauduleuses aux vingt-trois étudiant(e)s dans un cours de fin de cycle à l’Université d’Ottawa, dans
une affaire majeure de liberté universitaire. Son syndicat le soutient dans
un procès en cour. En plus l’université finance
une poursuite judiciaire de $1 million contre lui pour diffamation, suite à sont traitement d'une professeure de droit d'avoir agit en “reine nègre” pour la position de cette professeure contre un rapport étudiant qui accusait l’institution de racisme systémique.
Récemment (les 24 et 26 janvier) le
professeur Rancourt, qui est franco-Ontarien, a décidé de faire valoir ses droits de représentation en français à la fois au tribunal pour le travail et à la Cour supérieure de l’Ontario. Cela a causé des plaintes aigues des avocats unilingues anglophones retenus par l’université. Maitre Richard Dearden, en particulier, a indiqué à la cour qu’il chercherait à imposer des frais punitifs contre le professeur pour « abus de procédure » quand ce dernier devant un refus de la cour se mit simplement à adresser les intervenants en français lors d’une séance juridique, après avoir signalé les
règles du Procureur général pour l’Ontario vis-à-vis du bilinguisme devant les tribunaux.
Le professeur de physique tient son blogue anglophone critiquant l’Université d’Ottawa « U of O Watch » depuis 2007. Dans le passé, l’université a menacé deux autres poursuites judiciaires contre le blogue.